Avec souplesse et délicatesse, le chat se faufile
Sur ses pattes délicates, habile
Les moustaches frétillantes et l'humeur légère
Il guette la souris coquette d'un œil sévère
Il s'approche, furtif, concentré, la bave aux lèvres
Quel festin, mes amis, à quelques pas de souris
Il renifle, hume l'odeur suave et charnue,
Candide la souris se croyait bénie, se trouva bien eu
Traquée, violentée et bientôt croquée
La pauvre souris, piégée, dans la gueule du chat
Terrorisée, asphyxiée, à l'agonie, devenue son jouet
Se met à couiner, à prier, à espérer le trépas
Implorant, suppliant le ciel ou un divin
Boursouflée, nécrosée, hideuse, la souris se meurt
Le chat espiègle et facétieux, se lassa soudain
Pétrie, lacérée mais en vie, la souris vainqueur
Le chat partit, allègre, sur ses coussinets dodus
Vers de nouvelles péripéties de matou
La souris à bout de souffle tout de grâce vêtu
Est rentrée, tel un revenant d'ou
tre-tombe, dans son trou
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