Un jour de beau soleil, je m’aventura dans le parc près du pont au
bout du village. Dès mes premiers pas dans le sentier, j'étais
asphyxié par tant de senteurs, du jasmin, du lilas, du lierre, des
fougères et des narcisses. Mes narines s'engorgeaient de tant
d'effluves qu'elles faillirent exploser en un arc-en-ciel olfactif.
J'avançais paisiblement, les mains dans mes poches, admiratif de
tant de beauté. Soudain, un arbre multicentenaire s'élevait devant
moi. Il était si énorme que toute une famille d’écureuils aurait
pu y vivre sans la moindre gêne. Il était splendide, fort et
bienveillant.
Je
me réjouissais de plus en plus de cette ballade improvisée. Que de
bonheur dans cette verdure ! Que de gaieté dans cette vie
végétale et colorée ! A la croisée d'un chemin, j’aperçus
un petit cours d'eau en contre-bas. La fraîcheur de l'eau arriva
jusqu'à moi et me fit tressaillir. Je décida de longer ce ruisseau
tumultueux pour profiter un peu de sa douceur. J'étais enchanté du
spectacle de l'eau qui claque contre les cailloux comme un petit
poussin voulant sortir de son œuf.
Je
commençais alors à sentir la fatigue et je chercha un coin
tranquille et discret pour me reposer un peu . Je trouva très vite
un lit de mousse verte et soyeuse à l'ombre d'un buisson. Je m'y
arrêta et ferma les yeux quelques instants. Tout était parfait !

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