jeudi 18 mai 2017

Promenade

  Un jour de beau soleil, je m’aventura dans le parc près du pont au bout du village. Dès mes premiers pas dans le sentier, j'étais asphyxié par tant de senteurs, du jasmin, du lilas, du lierre, des fougères et des narcisses. Mes narines s'engorgeaient de tant d'effluves qu'elles faillirent exploser en un arc-en-ciel olfactif. J'avançais paisiblement, les mains dans mes poches, admiratif de tant de beauté. Soudain, un arbre multicentenaire s'élevait devant moi. Il était si énorme que toute une famille d’écureuils aurait pu y vivre sans la moindre gêne. Il était splendide, fort et bienveillant.
Je me réjouissais de plus en plus de cette ballade improvisée. Que de bonheur dans cette verdure ! Que de gaieté dans cette vie végétale et colorée ! A la croisée d'un chemin, j’aperçus un petit cours d'eau en contre-bas. La fraîcheur de l'eau arriva jusqu'à moi et me fit tressaillir. Je décida de longer ce ruisseau tumultueux pour profiter un peu de sa douceur. J'étais enchanté du spectacle de l'eau qui claque contre les cailloux comme un petit poussin voulant sortir de son œuf.

Je commençais alors à sentir la fatigue et je chercha un coin tranquille et discret pour me reposer un peu . Je trouva très vite un lit de mousse verte et soyeuse à l'ombre d'un buisson. Je m'y arrêta et ferma les yeux quelques instants. Tout était parfait !


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